• Printemps de l'économie, jeudi 21 mars 2019

    A la Mairie du 3e arrondissement de Paris

  • Travail : un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout ?

    Jeudi 21 mars 2019

    Salle Odile Picpoul, Mairie du 3ème arrondissement (Paris 3e)

    Accès sur inscription en ligne et dans la limite des places disponibles

  • Pour inscrire une classe, un groupe

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  • #32 / 8h30-9h / Autour de Martine Aubry : ANNULE

    Session Les Economiques

    #33 / 9h-10h15 / La réduction du temps de travail : un débat d’un autre temps ?

    Les Economiques de Turgot donnent la parole aux Economistes Atterrés, session conçue par Anne Eydoux

     

    Après les lois Aubry de 1998 et 2000, le débat public a peu mobilisé les évaluations existantes. Celles-ci dressaient pourtant des 35 heures un bilan honorable, qui aurait pu soutenir d'autres choix politiques que le détricotage, amorcé dès 2003 et encore à l'œuvre aujourd'hui. A l'heure où le slogan « travailler plus pour gagner plus » a pris le pas sur le projet de « travailler moins pour travailler tou.te.s », un retour sur les évaluations des 35 heures invite à remettre la réduction du temps de travail en débat.

    Le débat est d'autant plus nécessaire que les politiques néolibérales, qui exigent toujours plus de travail pour un partage toujours plus inégalitaire des richesses, mènent à des impasses. Elles n'offrent de réponse ni aux défis sociaux et environnementaux auxquels nous sommes confrontés, ni aux mouvements sociaux qui agitent nos sociétés. Dans un contexte de croissance à la fois ralentie et insoutenable, marqué par la précarisation des emplois et l'intensification du travail, la réduction du temps de travail pourrait bien participer d'un modèle économique plus soutenable.

     

    Intervenant-e-s :

    Thomas Coutrot, Chef du département « conditions de travail et santé », DARES – service statistique du ministère du Travail, Les économistes atterrés

    Anne Eydoux, économiste, Lise CEET, Cnam, Les économistes atterrés

    Michel Husson, économiste, IRES

    Aurore Lalucq, économiste, Institut Veblen

    Animation : Sandrine Foulon, Alternatives économiques

    #34 / 10h30-11h30 / Toutes choses inégales par ailleurs

    Session conçue par Hélène Périvier - Les Economiques avec l'OFCE

     

    Les écarts de salaires entre femmes et hommes persistent autour de 25% en moyenne en France. Pour lutter contre les inégalités salariales le gouvernement vient de reprendre des mesures visant à déployer une méthodologie commune pour mesurer les écarts de salaire dans les entreprises (de plus 250 salariés). Cette approche devrait permettre d'estimer la part dite inexpliquée des écarts de salaire, qui se situe autour de 9% aujourd'hui. Les entreprises seront alors contraintes de mettre en place une enveloppe de rattrapage visant à corriger. Cette table ronde vise à discuter de l'efficacité de cette mesure et de sa pertinence : les discriminations se nichent également dans les différences de caractéristiques observables entre femmes et hommes.

     

    Intervenant-e-s :

    Thomas Bréda, Professeur associé à PSE, Chargé de recherche CNRS

    Anne Boring, Erasmus University

    Brigitte Grésy, secretaire générale du CSEP (Conseil Supérieur de l'Egalité Professionnelle)

    Hélène Périvier, OFCE, Sciences Po

    Animation : Leïla de Comarmond, Les Echos

    #35 / 11h45-13h / Immigration et emploi

    Session conçue par Michel Fouquin - CEPII

     

    Selon la plupart des études disponibles l'immigration a un impact moyen négligeable sur les salaires et l'emploi des travailleurs indigènes. Toutefois, comme les ajustements prennent du temps, en particulier lorsque l'immigration est imprévue, les impacts initiaux et à plus long terme de l'immigration peuvent différer. L'impact moyen de l'immigration sur les finances publiques est également négligeable, parfois légèrement positif ou légèrement négatif. Enfin la structure par âge et par niveau de formation des immigrants joue un rôle important dans la détermination de leur impact sur le marché du travail et les finances publiques.

    Cependant l'immigration étant souvent perçue comme ayant des effets économiques déprimants dans les pays d'accueil cela tend à favoriser les attitudes de rejet. Mais là encore les recherches suggèrent d'abord que les préoccupations culturelles sont le principal moteur du rejet de l'immigration tandis que les préoccupations fiscales ou liées au marché du travail ne jouent qu'un rôle secondaire. Deuxièmement, l'immigration tend à réduire le soutien à la redistribution entre les travailleurs locaux. Troisièmement, on a constaté que les attitudes des autochtones à l'égard des immigrants et du vote extrême variaient selon le contexte et pouvait être positives ou négatives.

     

    Intervenant-e-s :

    Ekrame Boubtane, Université Clermont Auvergne, chercheure au CERDI et à l' École d'Économie de Paris

    Anthony Edo, CEPII

    El Mouhoub Mouhoud, Université Paris Dauphine PSL/LEDa-DIAL

    Hillel Rappoport, PSE/CEPII

    Animation : Yann Mens, Alternatives économiques

    #36 / 14h-15h15 / De l'efficacité des politiques d'emploi ?

    Session conçue par Bruno Palier et Andreana Khristova - LIEPP Sciences Po

     

    Cette session se propose d’interroger l’efficacité des politiques d’emploi à partir des recherches menées par le LIEPP. Depuis quelques décennies, la France soutient activement les emplois à travers des réductions fiscales et des exonérations de cotisations sociales employeurs. Seront passées au crible les dispositifs déployés dans le cadre des politiques visant à promouvoir les services à la personne, d’une part, et dans le cadre du crédit d’impôt compétitivité emploi ayant pour objectif d’améliorer la compétitivité des entreprises, d’autre part. Il s’agit de présenter les conclusions du LIEPP sur le peu d’efficacité de ces politiques pour créer des emplois, et leurs effets anti-redistributifs. Il s’agira également d’examiner les dispositifs de lutte contre les discriminations à l’embauche et les inégalités dans l'accès à l'emploi. Enfin, une analyse des politiques visant l’”activation” des chômeurs en incitant la reprise d’emploi, la formation ou la création d’entreprise sera présentée.

     

    Intervenant-e-s :

    Clément Carbonnier, Maître de conférences en économie à l’université de Cergy-Pontoise, chercheur au THEMA, conseiller scientifique au Conseil d’analyse économique, co-directeur de l’axe “Politiques socio-fiscales” du LIEPP

    Morgane Laouénan, Chargée de recherche CNRS à l'Université Paris 1 - Sorbonne, co-directrice de l’axe Discriminations et inégalités sociales du LIEPP.

    Andreana Khristova, Docteur en économie, spécialisée sur les questions de l’emploi, du chômage et de la formation, chargée de valorisation et développement scientifique au LIEPP.

    Bruno Palier, Directeur de recherche CNRS en science politique au Centre d’études européennes et de politique comparée (CEE), directeur du Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP).

    Animation : Jean-Baptiste Giraud, Economie Matin

    #37 - 15h30-16h30

    Les emplois verts sont-ils des emplois vertueux ?

    Session conçue par Thomas Gaudin - ADEME

     

    Tout le monde veut aimer son métier, se lever le matin en pensant que ce métier a un sens, un but, au-delà du simple salaire...Pour développer de nouvelles filières écologiques comme le recyclage, les énergies renouvelables, l'économie circulaire...il est donc nécessaire de prendre en compte l'attractivité d'un poste, son environnement et les évolutions possibles pour se voir « grandi » à chaque étape ... En France, cette "logique de l'honneur" de notre métier semble être tout particulièrement importante, quels que soient notre milieu social et notre niveau de qualification. Les métiers dits "verts" sont-ils mieux placés que les autres pour répondre à ce besoin ? En partant de l'exemple de la filière bois-énergie, faut-il viser des emplois verts pour exercer un travail vertueux ?

     

    Intervenant-e-s :

    Julie Alunno, Déléguée générale du REseau Français des Etudiants pour le Développement Durable (REFEDD)

    Philippe d'Iribarne, sociologue, directeur de recherches au CNRS

    Clarisse Fischer, déléguée Générale au Comité Interprofessionnel du Bois-Energie

    Animation : Thomas Gaudin, ADEME

    #38 / 16h45-18h / Mondialisation et emploi

    Session conçue par Christian Chavagneux - Alternatives économiques

     

    La mondialisation a des effets sur l’emploi mais ils sont faibles, tel est le consensus des économistes. Faux, rétorque Paul Krugman, qui se demande alors « Qu’avons-nous manqué ? ». Réponse : une montée bien plus importante que prévue des importations en provenance des pays émergents avec des effets sur l’emploi local forts et persistants. A tel point que « la mondialisation a contribué à déchirer les tissus sociaux » avance Dani Rodrik. Il est temps de faire le point des connaissances sur le sujet.

     

    Intervenant-e-s :

    Flora Bellone, Université Côte d’Azur

    Philippe Frocrain, La Fabrique de l’Industrie / Mines Paris Tech

    Clément Malgouyres, Banque de France

    Claude Serfati, IRES

    Animateur : Christian Chavagneux, éditorialiste, Alternatives économiques

    #39 et 40 / 18h15-19h30 / Autour de Dominique Méda : Trois scénarios pour l’avenir du travail + Vincent Jarousseau : Les racines de la colère

    Session Les Economiques

     

    En conclusion de la semaine du Printemps de l'économie, c'est à une philosophe et sociologue du travail de dessiner l'avenir du travail, en trois scénarios probables. Comme une réponse à la session d'ouverture sur l'avenir du travail vu par les économistes. Elle présentera en introduction de son intervention le travail exceptionnel de Vincent Jarousseau "Les Racines de la colère".

     

    Pendant 2 ans, le photographe-documentariste Vincent Jarousseau a suivi des familles du Nord désindustrialisé. Il met à mal une série de clichés sur les « pauvres » qui ne seraient pas assez mobiles, pour trouver un travail, quand ce sont justement eux qui occupent les emplois nécessitant la plus grande mobilité quotidienne : routier, livreur, ouvrier itinérant sur les chantiers. Vincent Jarousseau montre aussi qu'une partie des habitants a besoin d'un ancrage territorial fort pour pouvoir compter sur des solidarités locales de proximité, qui viennent compenser un système social qui ne suffit pas toujours pour s'en sortir.

     

    Intervenant-e-s :

    Dominique Méda, philosophe et sociologue, IRISSO, professeur à Paris Dauphine

    Vincent Jarousseau, photographe et documentariste

    Animation : Thibault Lieurade, The Conversation

     

    Vincent Jarousseau dédicacera son livre Les racines de la colère, paru aux éditions Les Arènes.

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