• Printemps de l'économie, mercredi 20 mars 2019

    Au Ministère de l'économie et des finances, Centre Pierre Mendès-France

  • Travail : un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout ?

    Mercredi 20 mars 2019

    Au Ministère de l'économie et des finances

    Centre de conférence Pierre Mendès-France, Ministère de l'économie et des finances

    139 rue de Bercy, Paris (12e)

    Accès sur inscription en ligne et dans la limite des places disponibles

    Se présenter 30 minutes avant votre première session, avec une pièce d'identité

    8h30 / Ouverture de la journée au Ministère de l'économie et des finances

    Virginie Madelin, directrice générale de l'Institut de la Gestion Publique et du Développement économique (IGPDE)

    Pierre-Pascal Boulanger, président-fondateur du Printemps de l'économie

    #24 / 8h30-9h15 / Autour de Laurent Berger : Quel partage du pouvoir en entreprise ?

    72% des répondants à l'enquête Parlons travail réalisée par la CFDT ont dit qu'ils aimeraient participer davantage aux décisions qui affectent leur entreprise. Ils aspirent à des entreprises plus démocratiques. Ce changement participerait à l'amélioration des conditions de travail autant qu'à la performance de l'entreprise. Il est donc aujourd'hui nécessaire de rééquilibrer le pouvoir dans l'entreprise.

     

    Intervenant-e-s :

    Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT

    Animateur : Marc Landré, Rédacteur en chef et responsable du service Économie France, Le Figaro

    #25 / 9h15-10h15 / Comment interpréter et utiliser les chiffres du travail et de l'emploi ?

    Session conçue par l'Institut de la Gestion Publique et du Développement économique (IGPDE)

     

    Les données et études statistiques, qu’elles émanent d’administrations comme l’Insee ou d’autres organismes publics ou privés, sont autant d’outils d’éclairage pour l’opinion publique et d’aide à la décision pour l’élaboration des politiques publiques. Les chiffres sont aujourd’hui largement diffusés, commentés et utilisés. Responsables économiques, politiques, journalistes, argumentent en effet leurs propos en s’appuyant sur de multiples données. Dans un domaine aussi sensible que celui du marché du travail et de l’emploi, comment trier et décrypter les informations, comment établir leur fiabilité et leur pertinence ? Comment expliquer, selon les sources, les différences de résultats ? Peut-on faire dire aux chiffres ce que l’on veut ?

    Les intervenants de cette séance proposeront des éléments de réponse à ce questionnement très actuel.

     

    Intervenant-e-s :

    Timothée Gidoin, cofondateur de Datagora

    Vincent Grimault, journaliste & community manager, Alternatives Economiques

    Vladimir Passeron, chef du département de l'emploi et des revenus d'activité, Direction des statistiques démographiques et sociales, Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)

    Marion Selz, présidente du Groupe Statistique et Enjeux Publics, Société Française de Statistique (SFDS)

    Animation : Sabine Germain journaliste indépendante (Les Echos, Liaisons sociales)

    #26 / 10h30-11h40 / Quel avenir pour l’emploi à l’heure des plateformes ?

    Session conçue par Isabelle Laudier et Olivier Passet, respectivement pour l'Institut CDC pour la Recherche et Xerfi

     

    La notion de plateformisation de l’économie désigne plusieurs phénomènes. Le premier, c’est la montée en puissance des méga-plateformes que constituent les GAFAM, en occident. Il s’agit de la face la plus visible et la plus spectaculaire du phénomène. Leurs pouvoirs de réseau et de marché considérables soulèvent de nombreuses inquiétudes sur la capacité des secteurs traditionnels à affronter la concurrence de ces géants du numérique (dans le commerce, l’automobile etc.), qui recouvrent un risque d’éviction pur est simple, ou de mise en sous-traitance (c’est l’inquiétude notamment de l’automobile allemande à l’égard de Google). La désindustrialisation franchirait de la sorte un nouveau seuil, avec les risques de destruction d’emploi que cela comporte. Mais la notion de plateformisation dépasse de loin la question des GAFAM. Elle désigne l’irruption dans de nombreux secteurs d’interfaces numériques, mettant en relation une offre et une demande et mobilisant en interne des algorithmes, et en externe, du travail indépendant et du capital déjà installé. Ce faisant elles remettent violemment en cause la notion même d’entreprise. L’entreprise se constitue sur l’idée qu’il est moins coûteux de posséder ses propres actifs et d’embaucher ses propres salariés, plutôt que de les trouver au coup par coup sur un marché. Avec la profusion des technologies de communication, cette équation se serait inversée : le marché serait devenu moins coûteux que l’entreprise, à l’exception de quelques compétences spécifiques (data-scientists, programmateurs etc.), tout en restant beaucoup plus flexible. La diffusion des plateformes signerait ainsi l’arrêt de mort de de la notion d’entreprise et du salariat, et marquerait l’avènement du travail indépendant, voir du travail à la tâche. Cette vision extrême, nous amène à nous interroger sur l’avenir du rapport salarial à l’ère digitale.

     

    Intervenant-e-s :

    Philippe Gattet, directeur d’études, Xerfi

    Olivier Guy, associé, MétaMetis

    Olivier Passet, directeur des synthèses, Xerfi

    Animation : Adrien de Tricornot, XerfiCanal

    #27 / 11h50-13h / La lutte contre le changement climatique : quelles conséquences pour l’emploi ?

    Session conçue par Thomas Gaudin - ADEME

     

    Au niveau mondial et national, la lutte pour limiter le réchauffement planétaire à 2°C va créer des emplois. Rien qu'en France, on parle de la création de 300 000 emplois d'ici 2030 et 900 000 emplois d'ici 2050 (scénario de l’Organisation Internationale du travail), notamment dans la production et l’utilisation des énergies renouvelables .Mais si certains domaines vont créer des emplois, d'autres secteurs vont en perdre. Comment anticiper les conséquences de la lutte contre le changement climatique au sein des secteurs, et au niveau des territoires ?

     

    Intervenant-e-s :

    Gaël Callonnec, macro-économiste à l’ADEME, Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie

    Catherine Gaveriaux, Directrice de la maison de l'emploi et du PLIE du pays de Vermandois

    Tahmina Karimova, juriste spécialiste du droit du travail au département de la recherche du BIT

    Catherine Saget, chef de l’équipe Travail Revenu Equité au département de la recherche du BIT

    Animation : Dominique Pialot, La Tribune

    #28 / 14h-15h15 / La fiscalité pèse-t-elle trop sur le travail ?

    Session conçue par l'Institut de la Gestion Publique et du Développement économique (IGPDE)

     

    Selon l’OCDE, en 2017, les prélèvements obligatoires (impôts et prélèvements sociaux) ont représenté 46,2 % de la richesse produite en France, soit le premier rang des pays de l’OCDE. Mais la France se caractérise aussi par l’importance de sa redistribution qui est plus élevée que dans les pays européens comparables. Les dépenses de protection sociale y ont représenté 31,2 % de son PIB, part la plus élevée des pays de l’OCDE. Quels sont l’impact et l’efficacité de la fiscalité du travail sur l’évolution de l’emploi et la croissance ? Comment trouver un équilibre entre la taxation du travail et la maîtrise des dépenses publiques, qui ne remette pas en cause la croissance, ni le modèle social français ? Quel serait un juste équilibre entre la fiscalité du travail et celle du capital ?

     

    Intervenant-e-s :

    Benjamin Delozier, sous-directeur des politiques sociales et de l'emploi, service des politiques publiques, direction générale du Trésor

    François Ecalle, président de l'association Finances Publiques & Economie (FIPECO)

    Sarah Perret, économiste fiscaliste, Division des politiques fiscales et des statistiques, OCDE

    Animation : Isabelle Moreau, rédactrice en chef du Pôle social, AEF

    #29 / 15h30-16h45 / Retraites : comment les financer ?

    Session conçue par l'IEFP La finance pour tous

     

    Départ des baby-boomers à la retraite, allongement de la durée de vie et recul du taux de fécondité sont autant de facteurs démographiques qui expliquent les difficultés de financement à venir des régimes de retraite. Mais jusqu’à quand ? Et où placer le curseur, entre hausse des charges pour les actifs, allongement de la durée de cotisation et baisse des droits à pension pour les futurs retraités ?

    Le régime actuel de retraite par répartition est-il condamné ? Ou doit-il être complété ? La mise en place d’un système universel de retraite est-elle de nature à régler les difficultés ? La solution est-elle dans le développement de produits d’épargne estampillés « retraite » ? Quelles avancées de la loi Pacte sur ce sujet et sur l’épargne salariale.

     

    Intervenant-e-s :

    Jean-Claude Barboul, Président de l'Agirc Arrco

    Pierre-Louis Bras, président du COR (Conseil d’orientation des retraites)

    Laure de la Bretèche, Directrice déléguée de la Direction des Retraites et de la Solidarité de la Caisse des Dépôts

    Monika Queisser, cheffe de la division des politiques sociales à l'OCDE

    Animation : Mireille Weinberg, l’Opinion

    #30 / 17h-17h45 / Autour de Christian du Tertre

    Mutations économiques et travail

    Une session de l'Institut pour la Recherche de la Caisse des Dépôts, sous la forme d'une masterclass

     

    Intervenant-e-s :

    Christian du Tertre, professeur des universités en sciences économiques à l’Université Paris Diderot, directeur scientifique du Laboratoire d’Intervention et de Recherche ATEMIS (Analyse du Travail Et des Mutations des Industries et des Services), directeur scientifique du club «Economie de la fonctionnalité et développement durable»

    #31 / 17h45-19h / A-t-on vraiment tout essayé pour lutter contre le chômage ?

    Session conçue par l'APSES avec l'appui de Rémi Jeannin (Les Economiques)

     

    En 1993, alors que le nombre de chômeurs passait le cap des 3 millions, le président François Mitterrand déclarait "Contre le chômage, on a tout essayé". Un quart de siècle plus tard, le nombre de chômeurs reste élevé en France, et n'est jamais descendu en dessous de 7% des actifs. Alors, a-t-on vraiment tout essayé ? Quelle a été l'efficacité des politiques menées ? D'autres choix auraient-ils permis un meilleur résultat ? Faut-il explorer de nouvelles pistes pour sortir de l'ornière ?

     

    Cette session sera précédée par la projection des vidéos lauréates du concours lancé par l'APSES auprès des lycéens "3 minutes pour comprendre", et de la remise des prix aux élèves.

     

    Intervenant-e-s :

    Gilbert Cette, Professeur d'économie associé à la Faculté de Sciences économiques de l'Université d'Aix-Marseille

    Sabina Issehnane, maître de conférences en économie à l'Université Rennes 2 et chercheure associée au Centre d'études de l'emploi et du travail (CEET)

    Animation : Jean-Paul Coulanges, Liaisons Sociales Magazine

All Posts
×